Le chocolat est un véritable régal, ou du moins il devrait l’être. Malheureusement, le chocolat traditionnel a souvent un arrière-gout amer. En Afrique de l’Ouest, d’où est originaire une grande partie du cacao, le travail des enfants est encore largement répandu. En choisissant le chocolat Fairtrade, vous choisissez de changer l’histoire.
Il est difficile de croire qu’un produit si délicieux puisse être lié à tant d’injustices. Et pourtant. Le secteur du cacao est confronté à des problèmes structurels dont la cause principale est la pauvreté systémique. La déforestation et le travail des enfants en sont les conséquences désastreuses.
Rien qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana, 45 % des ménages qui produisent du cacao sont exposés à un risque élevé de travail des enfants. Selon les derniers chiffres de l’Initiative internationale pour le cacao (ICI), 1,56 million d’enfants sont victimes du travail des enfants dans le secteur du cacao.
Travail des enfants dans le secteur du cacao : quelle est la différence ?
Toute tâche effectuée par un enfant n’est pas automatiquement considérée comme du travail des enfants (ou travail infantile).
- Tâches effectuées par des enfants : un enfant va à l’école et aide occasionnellement à la ferme familiale, sans utiliser d’outils dangereux.
- Travail des enfants (ou travail infantile) : les enfants effectuent des tâches dangereuses, pénibles ou épuisantes qui nuisent à leur santé et entravent leur scolarisation.
- Esclavage des enfants : les enfants sont exploités ou même victimes de traite sans être rémunérés.
Dans les plantations de cacao d’Afrique de l’Ouest, le travail des enfants est encore trop souvent la norme. Les enfants portent des sacs de 50kg de cacao, manient des machettes et sont exposés à des pesticides. C’est inacceptable. Et le problème ne se résoudra pas de lui-même.
D’où vient le travail des enfants ?
Le cœur du problème réside dans la pauvreté structurelle. Beaucoup de producteur.rice.s de cacao ne gagnent pas suffisamment pour vivre. Souvent, iels sont rémunéré.es une fois par an, lors de la récolte. Or, les frais de scolarisation doivent être payés avant cette pétiode. Les familles se retrouvent donc à devoir faire des choix difficiles.
Dans les familles nombreuses (environ cinq enfants), cela signifie souvent qu’un seul enfant accèdera à l’école, par faute de moyens. Les filles se retrouvent dès lors très souvent désavantagées.
Dans les régions plus éloignées, les écoles et enseignant.es sont rares. Les infrastructures de bases sont manquantes et il peut être dangereux pour les enfants de se rendre à l’école. Les enfants n’ont souvent pas de certificat de naissance, ne leur permettant pas de s’inscrire à l’école.
Et pendant ce temps, les plus grandes entreprises de chocolat réalisent des profits gigantesques. Le secteur du chocolat pèse 130 milliards de dollars, une richesse construite sur le dos des agriculteur.rice.s de cacao. Une immense part de ces bénéfices va directement dans les poches des actionnaires, sans rémunérer juste pour les producteur.rice.s
Tant que les agriculteur.rice.s ne disposeront pas d’un revenu décent, le travail des enfants restera une réalité.
Le chocolat Fairtrade : bien plus qu’un prix juste
Le chocolat Fairtrade n’est pas un slogan marketing, c’est une toute autre manière de faire du commerce.
Chez Oxfam Fair Trade, nous payons :
- Un prix juste minimum
- Une prime fairetrade additionnelle
- À travers notre programme Bite to Fight, nous versons une prime supplémentaire pour atteindre le revenu vital.
Pourquoi est-ce si crucial ?
Lorsque le prix du cacao baisse, le travail des enfants augmente. Un revenu décent signifie un accès à l’école, à de la nourriture et à des soins de santé.
Mais le commerce équitable va au-delà du prix :
- Les agriculteur.rice.s sont payé.es à l’avance, pour leur permettre d’étaler leurs revenus sur l’année.
- Sous nous basons sur des relations à long terme, assurant la stabilité des partenariats.
- Nous supportons une diversification des revenus (bananes, riz, petit élevage) pour que les familles aient plusieurs sources de revenus différents.
Assurer un revenu vital, c’est la base pour mettre fin au travail des enfants.
Bite to Fight : quelles sont les actions concrètes contre le travail des enfants ?
Dans le projet « Bite to fight », nous allons au-delà des mots. Voici les étapes concrètes que nous mettons en œuvre :
- Enregistrement des enfants
Notre collègue Julien Tayoro travaille en Côte d’Ivoire et érige u avec la coopérative CPR Canaan une liste des enfants qui ne sont pas encore officiellement enregistrés. Ainsi, ils reçoivent un certificat de naissance.
Cela peut sembler insignifiant mais c’est en réalité crucial. Sans certificat de naissance, un enfant ne peut pas s’inscrire à l’école.
Pourquoi n’est-ce pas automatique ? Car un certificat de naissance coûte de l’argent. Pour les familles qui doivent survivre avec un revenu très bas, cela représente un véritable obstacle, surtout dans les régions les plus éloignées.
En enregistrant ces enfants, on augmente leurs chances d’être scolarisés et on diminue le risque de travail infantile.
- Sensibilisation et comités de vigilance
La coopérative CPR Canaan veille au travail des enfants dans le secteur du cacao à travers le Comité de Vigilance. Ce comité est supervisé par l’ICI. En cas d’enfant travaillant dans les champs, une équipe spécialisée se rend chez les parents pour comprendre leur situation et exposer les alternatives. La sensibilisation est un outil puissant, surtout pour la situation des jeunes filles qui sont plus souvent déscolarisées.

- Investissement dans les écoles et infrastructures.
Les primes Fairtrade financent des améliorations concrètes :
- En juin 2024, une école à Caillou a été totalement renouvelée
- Chaque année, les étudiant.es ont droit à du nouveau matériel scolaire
- En novembre 2025, nous avons installé avec Oxfam Intermon un puits de 78 mètres de profondeur à proximité d’une école. Une eau potable est un service de base pour assurer une fréquentation saine et sécurisée de l’école.
Grâce à cette approche, nous nous attaquons au travail des enfants via plusieurs angles : revenus, la sensibilisation et les infrastructures. Le chemin est encore long mais nous continuons à travailler d’arrache-pied pour y parvenir.

Le chocolat Fairtrade pour briser le cycle de travail des enfants
Il n’existe pas une seule mesure pour remédier au travail des enfants. Cela requiert une prise en charge globale et des choix responsables dans toute la chaine.
En optant pour le chocolat fairtrade :
- Vous soutenez les agriculteur.rice.s dans leur droit à un revenu vital
- Vous réduisez le risque de travail des enfants
- Vous investissez dans la scolarisation des communautés locales
- Vous contribuez à un secteur du cacao plus équitable
Luttez contre le travail des enfants, choisissez le commerce équitable.
Découvrez notre chocolat fair trade
Goûtez la différence, tant au niveau du goût que de l’impact.
